samedi 18 août 2007

Jeudi 2 août

A 6 h du mat' notre réveil naturel s'active : Gamin commence à braire et s'arrête de justesse en nous entendant dire CHUUUUTTT!!! Donc me voilà dehors à l'aube, un jour de repos avec mon duvet en attendant que tout le monde s'éveille...


Une heure après j'accompagne une voisine (toujours avec Gamin) au village pour aller chercher du pain frais...et des croissants ! On ne se refuse rien.


Une des églises de Ceillac
Dans la matinée nous y retournons pour faire des courses pour 2 jours. Arrivés au camping on a juste le temps de sauter dans la tente et badaboum orage très pluvieux. Donc on mange dans la tente et je m'accorde une petite sieste pendant que papa va papoter avec un autre voisin (qui a dit que les femmes sont des pipelettes ??? ; ) ). Un crottin laissé par Gamin sous les mélèzes créer des conflits internes au camping. OULALA !


On ne perd pas l'appétit même sous la tente...

Vers 15 h le ciel se dégage, ce qui nous permet de partir faire une reconnaissance pour l' étape de demain, sans saccoche ni sac. Une première partie sur un chemin plat nous emmène à la cascade de la Pisse. Ensuite c'est un petit sentier en lacets qui continu pour monter au sommet de la cascade. Rien de quoi s'inquiéter. Seuls quelques dalles glissantes et marches hautes nous ralentissent mais bon on a déjà connu pire... Les nuages menaçant reviennent alors on fait vite demi tour pour pouvoir ranger nos affaires à temps.

En montant à côté de la cascade

Vers 18 h rebelotte, un nouvel orage, accompagné de grêlons cette fois ! Ca dure 2 bonnes heures.

Puis le grand bleu revient. Ca ne devrait pas retomber cette nuit. Donc on va se coucher tranquille et 10 minutes après que je me sois endormie, vers 23 h crack ! Et de 3 ! La pluie tombe à seaux d'eau. Je sors essuyer Gamin et lui laisse la couverture sur le dos puis je ressors une heure après pour lui enlever... Le reste de la nuit est calme.



La cascade de la Pisse

vendredi 17 août 2007

Mercredi 1 août

La matinée débute plutôt bien, toujours sous un beau ciel bleu. Le chemin qui nous emmène à Château Queyras, 500 m plus bas est bien traçé mais hyper raide et Gamin avance vite. Et d'un coup la route (étroite)! On a rien vu faire. Papa fait la circulation pour que les gens ralentissent un peu.
Le fort Queyras datant du XIIIème siècle nous domine à l'est, il est magnifique.


Château Queyras et son fort

Nous descendons tout en bas du village, à 1355 m pour traverser le Guil sur un pont, pour ensuite monter au col Fromage à 2301 m. La première partie du chemin, c'est à dire sur 150 m n'est pas loin des 40 ° de pente... Je tire sur la longe et papa, mains sur la croupe de Gamin pousse pour ne pas dire porte ! Pfou...heureusement que ça n'était pas plus long !


Une petite pause pour souffler permet à Gamin de manger un truc pas bon dont il a du mal à se séparer. Il fait une de ces têtes, assez inquiétante d'ailleurs...


Le sentier ombragé grimpe de façon soutenue tout le long mais ce qui est bien c'est qu'il a été refait il n'y a pas longtemps donc pas de mauvaise surprise.


Un alpage...

Vers 1770 m, les alpages commencent à se faire plus étendus. On atteint une sorte de pré col, à 2270 m où il y a une fontaine. De là, il ne nous reste plus qu'une grande traversée pour arriver au col Fromage. C'est sublime, des montagne à perte de vue, pas de pistes toutes moches, rien que des sentiers avec une belle végétation.


Et bien ça... c'est le col...!

Comme d'habitude nous "déjeunons" de l'autre côté avant d'attaquer la descente. Gamin a tellement la forme qu'il nous a fallu le ralentir pour lui éviter de ratter les virages !


Nous sommes dans le parc naturel régional du Queyras, qui entretient particulièrement bien ses sentiers et ses montagnes.


Une heure et demie plus tard, nous sommes à Ceillac, à 1650 m. Un saut à l'épicerie et on part s'installer dans un camping. Certains clients ainsi que la responsable ne sont pas ravis de la présence de l'âne... Mais bon on y arrive quand même.


En decendant sur Ceillac

Il est tôt donc douche, lessive, lecture, etc...

Les filles qui font aussi le GR 5 ont planté leur tente pas loin alors on les invite à manger un bout de tarte à la framboise du coin , ce qui nous permet de papoter un peu. C'est sympa de faire des rencontres comme ça.


Le lendemain c'est journée repos (une vraie) !

Mardi 31 juillet

Nous partons vers 9 h 15, le réveil n'a pas sonné.

On est vite sur un chemin carrossable et les quelques voitures qui y passent nous agresse les narines et le reste...

Les forêts de résineux que l'on traverse sont remplies de casses noix mouchetés, ce sont des oiseaux de la même famille que les geais mais il sont bruns et mouchetés de blanc sur le ventre.

200 m plus haut, se trouvent les chalets des Ayes, à 1730 m environ.

Hameau du chalets des Ayes


Jusqu'au col des Ayes, à 2477 m le chemin grimpe bien. Alors je pousse Gamin de temps en temps car pas motivé, il s'arrête tous les 3 mètres.

Au col, le vent est très frais donc on passe de l'autre côté pour manger plus bas. Des faucons nous offre un sacré spectacle à se voler après pour se chamailler.



En redescendant du col

330 m plus bas nous voici à nouveau sur une piste accessible aux voitures puis c'est carrément une route. Bof... En plus le soleil cogne. Se suivent les hameaux Brunissard, La Chalp puis Arvieux où l'on se ravitaille et buvont un coup aux 29 ans de ma deuxième grande soeur.


Les courses à Arvieux

Et c'est reparti pour rejoindre le GR 5 (quitté à Brunissard pour aller à Arvieux) à Les Maisons, 100 m plus haut. Il ne nous reste que 200 m de dénivellé sur chemin pour arriver au lac de Roue (1842 m), notre lieu de campement.

Le village vu d'en haut

Il est 18 h et le soleil est encore bien chaud donc on en profite pour se faire une bonne toilette et se balader sans charge et sans âne. Lui il profite de l'endroit. L'herbe y est abondante et les chemin poussiéreux offrent une baignoire idéale.



Le lac de Roue au coucher de soleil

Deux filles faisant Léman- Menton que nous suivont depuis ce matin campent là aussi.

Lundi 30 juillet

Le petit sentier rejoint Val des Prés, un petit hameau où nous nous ravitaillons en eau. Deux heures plus tard, nous sommes aux Alberts où nous achetons 2 litres de granulés pour Gamin dans un centre équestre. Le Monsieur qui tient ce club est très sympa. Il nous explique que ses granulés sont très énergétiques "ça vous retappe un cheval ça"!! Bon alors on va y aller molo sur les doses. Depuis ce jour Gamin a une pêche d'enfer !!!


La vallée de la Clarée

On rattrape le GR 200 m plus haut, sur une large piste en travaux. Deux pelleteuses nous barrent la route. Les ouvriers ont creusé une tranchée de deux mètres de profondeur et n'ont laissé qu'un passage de 40 cm de large dans le remblais... Pas d'hésitation, on chope Gamin par le licol et l'avaloir (sangle qui passe derrière, sur ses cuisses) et ARDI PETIT ! Ca c'est fait...



A Briançon : qu'est-ce qu'on fait là ???
Arrivés à Briançon, on rentre un peu dans la ville pour faire les courses. Les touristes nous regardent bizarrement et comme toujours les anciens sont heureux de revoir des fières bourriques avec lesquels ils ont tant travaillé ! Entre la circulation, les discussions et le temps de faire les courses, on perd quand même 2 heures.



Maintenant direction Villar St Pancrace, joli petit village, par une grande partie de route. Puis on poursuit sur 100 m de dénivellé positive pour emprunter un sentier et s'installer.


Cadran solaire à Villar St Pancrace

On est pas mal, sous une forêt de mélèzes, avec de l'herbe à foison. Gamin se régale !

Le temps de manger, de se débarbouiller, de papoter et on va se coucher.

jeudi 16 août 2007

Dimanche 29 juillet

Debout à 7 h il fait grand beau mais le vent est très frais.

Direction le col des Thures (2200 m) que l'on rejoint par un sentier bien entretenu qui monte en lacets pas raides, ce qui n'est pas fatiguant.

Là haut il y a aussi le lac des Thures. C'est super chouette encore une fois.

Le paysage change, la végétation se fait un peu plus sèche et on voit un premier troupeau de moutons.


Lac et col des Thures

De l'autre côté du col, on redescend sur Névache par un bon sentier. On croise en route une famille accompagnée d'une petite ânesse. Gamin a le coup de foudre et il nous a fallu tirer fort sur la longe pour repartir...


Plus bas, nous casse croûtons sur une table et des bancs : le grand luxe ! Névache n'est plus qu'à 20 minutes de là, c'est un large chemin qui nous y emmène.


Belle demoiselle en descendant sur Névache

L'épicerie n'ouvre qu'à 16 h 30 et il est à peine 13 h 30. Flûte ! Alors on va se baigner et se reposer au bord du torrent. L'eau ne doit pas dépasser 14 ° C, ça vivifie !


Après s'être ravitaillé, on marche encore une heure et demie pour établir notre campement au bord d'un autre torrent, pas loin après Plampinet.


Gamin a trainé un peu les pieds pour la descente, il n'aime pas ça. En plus, il a blessé au passage de sangle malgrés les précautions que nous avions pris. Sursangle, pommade magique...


Dans la soirée, papa accroche notre sac de nourriture dans un arbre, en hauteur afin d'éviter qu'un animal vienne nous y piquer et c'est finalement Gamin qui nous enlève un bout de jambon !!!


Orchidée

Nous décidons de changer d'itinéraire pour le lendemain car "qui veut aller loin ménage sa monture..." Donc nous ne passerons pas le col de la Lauze qui nous ferait redescendre sur Montgenèvre avant d'arriver à Briançon. Nous allons rester au fond de la vallée de la Clarée puis rejoindre le GR entre Montgenèvre et Briançon...

Samedi 28 juillet

Nous patons à 8 h 15 sous un beau soleil pour rejoindre rapidement, par un large chemin Valfrégus où nous faisons 3 courses. Ensuite c'est un petit sentier agréable sous les bois. Il nous faut quand même enlever les saccoches pour passer une passerelle étroite.

A partir d'un hameau nommée Les Herbiers, on rattaque sur une large piste en travaux avec de bons "coups de cul" pendant lesquels papa aide Gamin en le poussant. Nous arrivons au Lavoir, où casernes et blokhaus témoignent encore du caractère militaire des lieux.

Et enfin nous sommes en montagne, la vraie, la sauvage. C'est magnifique avec le mont Thabor à notre droite.


La vraie montagne avec le mont Thabor en arrière plan

On rencontre un papé du coin qui nous raconte l'histoire de la vallée. Sacré personnage.

Une demie heure plus tard, on repart pour le col de la Vallée Etroite (2434 m). On croise des marmottes et des pipits (petits oiseaux).

Après le col, un replat dans les pré, pas loin d'une marre nous tend les bras pour le casse croûte.



Gamin se désaltère enfin

Ensuite le GR descend pour rejoindre les refuges de la Vallée Etroites vers 1750- 1780 m d'altitude. On a un chouette panorama sur les prochains massifs, dont le briançonnais...

Tous se passe bien malgrés quelques passages délicats dans des éboulis. Gamin en ressort avec quelques égratinures aux paturons mais rien de bien grave.



Un des passages pas faciles...

Après 7 h de marche, nous plaçons la tente au bord d'un torrent, à côté des celles de jeunes qui font aussi le GR 5.

Le soir on se fait un petit resto au refuge. Très bonne polente...italienne. D'ailleurs ici tout est italien, les habitants, les agriculteurs, les clients, les plaques d'immatriculation... Mais sisi on est bien en France !!???!!



Une passerelle avant d'arriver aux refuges de la Vallée Etroite

Pendant la nuit, un chien vient deux fois de suite courrir après Gamin qui brait pour se défendre...Ce qui nous oblige à sortir pour chasser cette saleté de prédateur. GRRRR!!!!

mardi 14 août 2007

Vendredi 27 juillet, la suite ...

Bonjour à tous!



Ca y' est on est rentré, dimanche soir...



Alors voilà la suite des évènements :



Notre journée cool s'est transformée en journée la plus nulle du voyage...



On est parti vers midi et papa a laissé le guide et les cartes qui vont jusqu'à Modane en pensant que les balisages suffiront car nous suivont le GR 5 E "via alpina". Ces derniers deviennent vite inexistant... Donc on suit les chemins de mémoire, ce qui nous vaut un aller retour d'un quart d'heure pour rien.



On sait qu'il faut aller à La Norma, c'est une station de ski au dessus de Modane qui nous semble de plus en plus loin. Quand on y arrive enfin papa se renseigne à l'office de tourisme qui nous donne un guide et on continu, Modane n'est plus très loin.



Et là, à l'entrée de Modane les balise réapparaissent...bizarre...

Bon on va quand même pas bivouaquer là donc objectif : marcher en direction de Valfrégus. C'est que ca monte et il nous faut passer sous l'autoroute qui mène au tunnel du Frégus.

Quel pagaille le GR passe par un tout petit sentier raide en dévers entre des arbres serrés.



Alors on fait un bon détour pour poursuivre. Tout le monde en a raz les oreilles mais le problème c'est que le chemin continu à monter alors dès que l'on trouve un replat avec un peu d'herbe on se pose. La nuit est presque là !




Notre super campement sur les cailloux en pente avec la route juste au dessus et l'autoroute et voie ferrée en dessous !



Finalement on a fait 5 h 30 de marche hyper désagréable !